Une vue des installations détruites d’une base militaire, qui, selon les autorités, était due à l’explosion d’une voiture piégée, est vue à Cucuta, en Colombie, le 15 juin 2021. REUTERS/Stringer
BOGOTA, 17 juin (Reuters) – Les rebelles de l’Armée de libération nationale (ELN) colombienne ont démenti jeudi tout rôle dans un attentat à la voiture piégée sur une base militaire cette semaine qui a blessé 36 personnes, causant des blessures graves à un soldat colombien et des blessures mineures à deux militaires américains conseillers.
Le bombardement a eu lieu mardi après-midi dans une base utilisée par la 30e brigade de l’armée dans la ville de Cucuta, dans le nord-est du pays, près de la frontière avec le Venezuela. Le soldat colombien blessé reste en soins intensifs.
« Aucune unité de l’Armée de libération nationale n’a à voir avec l’attaque qui a eu lieu mardi 15 juin contre la 30e brigade de la ville de Cucuta », a déclaré le groupe dans un bref communiqué audio.
Le ministre colombien de la Défense a précédemment déclaré que l’attaque aurait pu être perpétrée par l’ELN, tandis que le procureur général a déclaré que les anciens membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) qui rejettent un accord de paix de 2016 ne pouvaient être exclus.
Malgré l’accord de paix avec les FARC, l’armée colombienne se bat toujours contre l’ELN, les gangs criminels et les anciens membres des FARC.
Tous ces groupes sont présents dans la province parfois agitée du Norte de Santander, où opère la 30e brigade.
On estime que l’ELN compte quelque 2 500 combattants et combat le gouvernement depuis sa fondation en 1964 par des prêtres catholiques extrémistes.
Un attentat à la voiture piégée de l’ELN en 2019 à l’école de police de Bogota a tué 22 personnes et mis fin aux pourparlers de paix naissants entre l’ELN et le gouvernement.
Reportage de Luis Jaime Acosta; Écrit par Julia Symmes Cobb; Montage par Peter Cooney
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